Je veux être missionnaire carmélite pour toujours parce que…

Un jour, Jésus frappa à ma porte et alla à ma rencontre. Il me proposa de le suivre tel qu'il était et ce que je suis et ce que j'ai, de mes limites et de mes peurs, de ma fragilité et de ma pauvreté, des vertus qu'il m'a données et de les rêves qui ont inspiré mon coeur. Il vient de m'appeler pour être avec lui et le faire savoir.

Au début, je ne comprenais pas son choix, mais avec le temps, je comprenais qu’il m’appelait parce qu’il entendait le cri de son peuple, celui de tant de frères qui souffrent, de tant d’immigrants expulsés de leur terre pour demander la liberté, de tant d’enfants tristes qui elles ne sourient plus, pour aider les jeunes qui ont cessé de lutter pour perdre la capacité de rêver et pour aider les adultes et les femmes inconsolables qui se sentent sans valeur pour elles-mêmes, oubliant leur dignité.

Au travers de ces expériences, mon cœur se forme jour après jour, plus que la théorie, car entrer en contact avec différentes réalités sociales et culturelles me permet d’humaniser de l’intérieur, d’évaluer ce que j’ai et d’être plus sensible, se sentir plusieurs fois impuissance, à cause de leurs façons de vivre injustement et avec le désir de changer cette réalité.

Je sais qu'il m'a appelé, non pas parce que c'était parfait, mais simplement parce qu'il voulait m'utiliser comme instrument. Je cherche d'abord à initier en moi un processus de conversion et de guérison en laissant de côté les masques que j'ai utilisés un jour, en laissant de côté mes peurs pour m'abandonner à votre confiance, en laissant de côté mon orgueil pour m'ouvrir à votre Grâce, en laissant de côté mes préjugés pour savoir l'autre l'acceptant tel qu'il est, sans chercher à le changer du tout, laissant enfin de côté mes intérêts personnels, pour m'ouvrir à son projet d'amour pour l'humanité.

C'est ainsi que j'ai senti son invitation à être sa voix pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ses mains pour traiter ceux qui me trouvent avec tendresse, son regard de miséricorde pour ceux qui se sentent jugés et oubliés, ses pieds pour Accompagnez ceux qui se sentent fatigués et surtout pour avoir un cœur comme le vôtre, où chacun peut se mettre en forme et où personne ne se sent laissé pour compte. C'est pourquoi j'ai découvert qu'être missionnaire du Carmel conduisait une vie consacrée à celui qui nous regardait avec amour, ce qui signifie une vie unie et mélangée au caractère sacré de Jésus. Être en Lui et Lui en nous, créer un chemin de configuration avec le Christ, chemin qui exige un effort personnel et la grâce divine, où je cherche avec lui à faire la volonté du Père, où je prie avec lui avec un cœur compatissant comme le sien les différentes situations du monde, si unis à lui, je cherche à agir selon sa manière d’aimer les autres comme il me traite avec tendresse et miséricorde, étant unis à lui, je partagerai le même sort que le sien, la chance d’être rejeté si je suis en une certaine situation, de même je souffrirai de vivre plusieurs fois l’abandon et la solitude des êtres chers, où seul Dieu sera ma seule consolation, et si proche de lui, je mourrai de sorte qu’il ressuscite quelque chose de nouveau en moi et que les autres découvrent en moi le visage du Christ.

C’est la raison pour laquelle être missionnaire au Carmel, c’est être aussi comme Marie, proclamer comme elle la grandeur de Dieu dans nos vies, se dépêcher de rencontrer nos frères qui en ont le plus besoin, faire en sorte que notre acceptation constante de la croix soit confiante dans le silence. volonté du père; C’est pourquoi Carmel est toute Marie, c’est elle qui nous protège et nous encourage avec sa présence.

Être missionnaire carmélite, c'est aussi aimer la fraternité au milieu de la diversité, faire l'expérience de Marie qui se laisse habiter du mystère incarné. Ce n'est qu'en laissant le Christ incarné en nous que nous pourrons découvrir Dieu en toutes choses, du jardin des communauté, dans les recoins et les réunions communautaires où nous jouissons de notre vie au milieu d'expériences quotidiennes, de détails fraternels, dans la Parole et dans l'Eucharistie de tous les jours, nous la découvrons dans le pain que nous partageons, dans le pardon que nous nous donnons nous-mêmes, dans la prière communautaire, aussi dans les difficultés que la vie nous présente, dans la pastorale où nous partageons notre richesse et dans la mission d'être des témoins de communion avec tous ceux qui nous approchent.

Lourdes María (Argentine)