Le pape François a fermé ce dimanche le synode de l'Amazone par une messe solennelle à la basilique de San Pedro, au cours de laquelle il a exhorté le gouvernement à défendre la Terre contre le pillage et a invité le monde à entendre le cri des pauvres et des marginalisés.

«Les erreurs du passé n'ont pas suffi à arrêter les pillages et à causer des blessures à nos frères et à notre soeur Terre: nous l'avons vu dans le visage défiguré de l'Amazone», Les paroles du pape.

Nous avons pu participer au nom de la Congrégation des Carmélites Missionnaires, des sœurs Lila Rosa Ramírez, Supérieure générale, María del Ángel Conde, Loida Tortogo et Hidalia Aguilar. Avec des centaines de personnes, nous avons pu faire preuve de solidarité avec nos frères amazoniens et ressentir le besoin de prier avec les paroles du Saint-Père, ce qui nous a encouragés à prendre conscience du soin apporté à la Maison commune, qui incombe à chacun. Les visages et les couleurs qui ont rempli la basilique Saint-Pierre nous ont pleinement intégrés dans notre charisme de communion avec l'Église universelle. En ce mois d'octobre, il y avait une mémoire spéciale pour les personnes qui donnent leur vie pour aider les personnes dans le besoin.

Au cours de son homélie, le Saint-Père a réfléchi à trois types de prière décrits dans la Bible: la prière du pharisien, la prière du publicain et la prière du pauvre.

«Prions pour demander la grâce de ne pas nous considérer comme supérieurs, de croire que tout est en ordre, de ne pas devenir cyniques et moqueurs. Demandons à Jésus de nous guérir de nous avoir mal parlé et d'avoir déploré les autres, de mépriser quiconque: ce sont des choses qui ne plaisent pas à Dieu », a invité le Pontife.

La prière du pharisien Ça commence comme ça: 'Oh mon Dieu, je te remercie.' C'est un bon début, car la meilleure prière est l'action de grâce et la louange. Mais alors nous voyons la raison de cela merci: "parce que je ne suis pas comme les autres hommes" (Lc 18,11). Et, en outre, il explique la raison: parce qu'il jeûne deux fois par semaine, alors que l'obligation était une fois par an; Il paie la dîme de tout ce qu’il a, alors que ce qui a été établi n’était basé que sur les produits les plus importants (cf. Dt 14,22 ss.).

En bref, cela suppose parce qu'il remplit des préceptes particuliers de manière optimale. Mais oubliez le plus grand: aimez Dieu et le prochain (cf. Mt 22,36-40). Satisfait de sa propre sécurité, de sa propre capacité à observer les commandements, de ses propres mérites et de ses propres vertus, il n'est que centré sur lui-même. Le drame de cet homme est qu'il est sans amour. Aussi, les meilleures choses sans amour sont inutiles.

La prière du publicain, au contraire, cela nous aide à comprendre ce qui plaît à Dieu. Il ne commence pas par ses mérites, mais par ses défauts; pas pour leur richesse, mais pour leur pauvreté. Ce n'est pas une pauvreté économique - les citoyens étaient riches et même gagnés injustement, au détriment de leurs ressortissants - mais une pauvreté de la vie, car dans le péché, on ne vit jamais bien.

Cet homme qui exploite les autres, se reconnaît pauvre devant Dieu et le Seigneur entend sa prière, composé uniquement de sept mots, mais aussi de vraies attitudes. En effet, tandis que le pharisien se tient devant (cf. v. 11), le publicain reste à distance et «n'ose même pas lever les yeux au ciel», car il croit que le ciel existe et est grand, alors qu'il C'est petit. Et «la poitrine est battue» (cf. v. 13), car la poitrine est le cœur.

Sa prière est née du cœur, elle est transparente; mettez devant le coeur le Dieu, pas les apparences. Prier, c'est laisser Dieu nous regarder à l'intérieur. C'est Dieu qui me regarde quand je prie. Prier, c'est se laisser regarder à l'intérieur de Dieu, sans prétendre, sans excuses, sans justification.

La prière du pauvre, dès la première lecture, celle-ci, dit l'Ecclésiastique, "traverse les nuages" (35,17). Alors que la prière de ceux qui prétendent être justes reste sur la terre, écrasée par la force de gravité de l'égoïsme, celle des pauvres s'élève directement à Dieu. Le sens de la foi du peuple de Dieu a vu dans les pauvres «les porteurs du ciel».

Dans ce synode, nous avons eu la grâce d'écouter les voix des pauvres et de réfléchir à la précarité de leur vie, menacée par des modèles de développement prédateurs. Et pourtant, même dans cette situation, beaucoup nous ont témoigné qu’il est possible de regarder la réalité d’une autre manière, en l’accueillant les mains ouvertes comme un cadeau, en vivant dans la création non pas comme un moyen d’exploitation mais comme une maison qui doit être protégée. , confiant en Dieu. Il est père et, dit aussi l'ecclésiastique, "écoutez la prière de l'opprimé" (v. 16).

Enfin, le pape qualifie le mois d’octobre le mois du chapelet et nous invite à prier fréquemment, comme une prière qui nous unit à Marie la Mère du Seigneur et nous conduit par elle à Dieu.