FRANCISCO PALAU

Les laïcs au cœur de l'Église

 

Les laïcs sont indispensables à l'Église. Aujourd'hui comme hier. Ils constituent la grande majorité. Leur base et leur soutien : le saint peuple fidèle de Dieu. C'est grâce aux laïcs qu'il existe des ministres ordonnés et toutes sortes de vocations à la vie consacrée. Et c'est à leur service que se trouve la minorité des uns et des autres. Origine commune : les sacrements d'initiation.

Palau ne partageait pas de nombreux projets gérés par le cléricalisme. Il appréciait les gens pour ce qu'ils étaient. Il leur faisait confiance. C'est pourquoi il était entouré de laïcs. Ceux qui voulaient l'avoir comme guide. Pour rester en sa compagnie. Pour intégrer son style de vie évangélique.

Ces laïcs - hommes et femmes - ont perçu la vie de Dieu qui animait l'existence du Père Palau. Hommes et femmes savaient que cet homme les conduirait au meilleur port : celui de l'Évangile. Sur le chemin du Carmel de Thérèse. Les hommes et les femmes souhaitaient que, parmi eux, ils privilégient l'accueil et l'écoute. Un climat indéniable de liberté et de service. Une manière intense de vivre la communion : avec Dieu et avec les autres. Se connaître comme un collectif éphémère. Jusqu'à atteindre la frontière. Servir les plus vulnérables à partir de là.

Et Palau les a accueillis, écoutés et aidés à discerner. Il les a guidés et accompagnés. Dans cette disposition, il les a appelés à marcher en communion. Il comptait sur eux pour vivre, donner leur avis et prendre des décisions.

Avec le père Palau, les laïcs ont parcouru un splendide itinéraire intérieur. Ils ont vécu leur communion avec le Seigneur Jésus avec générosité et profondeur. Ils ont cultivé des rêves de fraternité. Ils ont accepté les particularités et les différences des autres. Ils ont accepté les particularités et les différences des autres comme une possibilité d'enrichissement pour tous. Ils ont trébuché, sont tombés et se sont relevés. Oui, ils se sont aimés, aidés et pardonnés. Le style était celui d'un amour concret, mais non ostentatoire. Celui qui est proposé, mais pas imposé. Comme celui du Maître. Et une joie profonde est née de tout cela. Car ils reproduisaient la manière d'agir de Dieu.

Ils ne tardent pas à prendre conscience de ce qui les entoure. Ils ont élargi leur regard. Ils ont vécu en étant attentifs à ce que le contexte leur demandait. Ils ont amélioré les épreuves. Ils ont été un collectif de proximité, d'humanisme et de tendresse. Apprentissage de l'amitié avec Jésus : la prière. Ils ont souligné la dignité humaine quand elle était bafouée. Et la dénonciation n'était pas une polémique contre qui que ce soit. Oui, une prophétie pour tous. Ils sont ainsi devenus un signe d'espérance.

De ce mode de vie, Palau les a valorisés. Au fur et à mesure qu'ils assimilaient l'Evangile, il les élevait au cœur de l'Eglise. Il les a reconnus comme étant inclus dans ce cœur. Une référence pour l'Église d'aujourd'hui et pour nous.

 

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